En 1974, les boxeurs Mohamed Ali et George Foreman s’opposent à Kinshasa (RDC – République Démocratique du Congo) lors du célèbre match The Rumble in the Jungle. Salia Sanou s’empare de cet événement pour À nos combats. Sur le ring, deux femmes — une danseuse et une boxeuse — mènent le jeu en s’affrontant. Autour d’elles : leurs coachs, Lÿdie La PëstE, maîtresse de cérémonie, le percussionniste Sega Seck, et une soixantaine d’amateur·ices invité·es à jouer les supporters. Les gestes se croisent et se répondent : jeux de jambes, corps à corps, esquives, crochets — la matière brute devient danse.
En transposant les codes de la boxe — ses rites, sa tension — sur le terrain chorégraphique, Salia Sanou nous demande ce que raconte ce sport de combat quand on le regarde autrement : brutalité ou noblesse ? Épreuve de nos limites ? Exutoire à la violence de nos sociétés ?
À nos combats interroge la violence, les limites et la tolérance — et, au cœur du ring, rend hommage aux femmes qui luttent, en Afrique comme ailleurs.